Quand je lis ce que j'écris, j'ai du mal à ne pas me sentir dépressive. Non c'est vrai, j'ai relu le dernier article, soleil, et waaa... Je me souvenais pas que j'étais aussi lasse, aussi vide. A vrai dire, je me sentais plutôt bien jusqu'à ce midi. En vrai, faut que je mette une touche de joie.
Commençons par les vacances. Franchement, c'était cool. Hyper sympa. On a fait que marcher tout le temps. C'était bon ! Tirer sur les jambes, souffler, avoir le coeur qui bat, marcher pendant des heures, avoir mal au dos, aux jambes, peur des torrents, angoisser en traversant des ponts, croiser des vaches, prendre le téléphérique, monter jusqu'aux neiges éternelles, contempler un lac vert turquoise et bleu marine, une eau si claire qu'on voit les poissons. C'était un cadre pur, un air léger, un habitat dépouillé : des murs blancs, des draps, couettes, oreillers pourris, un canapé, une table, quatre chaise, une salle de bain, un frigo, une plaque vitro, un four micro onde et un lave vaisselle. Et puis c'est tout. Laver le linge dans la baignoire, l'étendre sur les murs, et sur le balcon. La vue, magnifique. Le calme, le silence. Le régime de pâtes et riz. Le plaisir d'être là, seules, loin de tout. Le plaisir de l'effort, le regret de rentrer, déjà.
Et puis j'ai repris le travail. Un plaisir sans borne à retrouver mes schtroumpfs adorés, ces petites fripouilles qui débordent d'énergie, et de passion, qui rêvent, qui aiment, détestent, éclatent de rire, sautent de joie, frappent de colère. Oui, je les adore. un plaisir multiplié par mon nombre d'heures, qui a doublé par rapport à l'année passée, mais entaché de savoir que je ne serai payée mon mois de septembre qu'en partie fin octobre et le reste fin novembre. Enfin, on peut pas tout avoir : un job qui plait, et un salaire qui plait aussi.
Et puis j'ai eu mon année de psycho, je suis bac +1 maintenant xD Un indiscible plaisir m'a envahie quand je l'ai appris, une fierté que je ne me devais pas, m'enfin. Inscription en 2ème année, avec l'espoir de réussir, même si je fais plus d'heures au taf. On verra bien, je croise les doigts. J'ai envie.
Tout allait bien donc. Jusqu'à ma crise de tout à l'heure, qui m'a rappelée à la réalité. Alors que je croyais si bien m'en sortir... N'en verrai-je jamais le bout ?
PS : photo de vacances, où on voit pas ma namour par égard pour elle, je sais qu'elle aimerait pas... Et puis un peu floutée c'est exprès, parce que franchement, le look était à craindre quand même. Mais j'aime bien cette photo, avec le glacier de la Meije derrière ^.^